Quatre infractions visent la pratique et sa promotion

La loi a criminalisé le fait de soumettre quelqu’un à des pratiques de conversion, d’emmener un enfant à l’étranger à cette fin, de promouvoir ces pratiques et d’en tirer un avantage matériel. Elle excluait l’aide à l’exploration ou au développement de l’identité lorsqu’elle ne suppose pas qu’une orientation ou une identité soit préférable à une autre. [2]

Egale interroge l’après-interdiction

Le 23 mars 2023, Egale Canada a publié des ressources pour reconnaître les pratiques de conversion et soutenir les survivants. L’organisation avertissait que l’interdiction ne signifiait pas leur disparition. Les documents abordaient leurs conséquences, les actes illégaux et les formes sous lesquelles elles pouvaient se poursuivre.

Les survivants décrivent les besoins non satisfaits

Un rapport du Community-Based Research Centre d’avril 2024 reposait sur 16 entretiens avec des survivants racisés, autochtones, immigrés, nouvellement arrivés ou réfugiés. Ils soulignaient l’importance de l’entraide et demandaient un accompagnement abordable et adapté aux cultures. Leurs récits révélaient aussi des obstacles liés au cumul de discriminations.