Portrait de Johannes Rauch
Johannes Rauch
Karo Pernegger / Die Grünen · Wikimedia Commons · CC0 1.0

Pourquoi les frontières régionales comptaient

L’assistance personnelle en dehors de l’emploi relève des Länder. Le ministère explique que les dispositifs varient d’une région à l’autre, d’où un financement de projets pilotes soumis à des conditions communes. L’initiative cherchait à réduire ces différences par la coopération, sans transférer toutes les compétences au pouvoir fédéral. Pour une personne organisant son accompagnement, la distinction est concrète : l’existence d’une directive fédérale ne signifie pas, à elle seule, que chaque Land offre le même service ou qu’un particulier peut solliciter directement ce financement fédéral. [4][3]

Ce que proposait le cadre

La directive initiale fixait des exigences communes aux projets financés, notamment concernant les besoins individuels d’assistance et l’emploi des assistants. La contribution fédérale pouvait atteindre la moitié des dépenses admissibles, dans la limite d’un plafond par heure. Le cadre ouvrait aussi une voie aux personnes ayant un handicap intellectuel ou psychosocial, souvent exclues des dispositifs plus restrictifs. L’ambition était un accompagnement dans plusieurs domaines de la vie et une administration simplifiée, afin d’éviter de réorganiser l’assistance à chaque passage entre travail rémunéré et autres activités. [3][2]

La réaction de l’autoreprésentation

Martin Ladstätter, président de BIZEPS, a salué les crédits supplémentaires et la perspective de contrats de travail réguliers pour les assistants. L’organisation citait le Vorarlberg, le Tyrol et Salzbourg comme premiers Länder participants, les autres étant invités à les rejoindre. Elle soulignait aussi l’annonce d’un guichet unique destiné à simplifier la facturation. Il s’agissait alors d’attentes envers un programme en développement. Elles ne prouvent ni que les neuf Länder avaient déjà mis en place une assistance identique, ni que la simplification administrative était disponible partout. [2]

« Nous sommes heureux que le gouvernement fédéral fournisse des fonds supplémentaires pour rendre cela possible. »

Martin Ladstätter · BIZEPS · 25/03/2023 · Traduit de l’allemand

Conditions de financement et maîtrise personnelle

La description ministérielle ultérieure présente toujours un projet d’harmonisation associant offres régionales, cofinancement fédéral et évaluation. Elle mentionne aussi des orientations destinées à étendre l’accès aux personnes ayant des difficultés d’apprentissage ou un handicap intellectuel ou psychosocial. La participation des Länder et les critères réels d’admission sont donc essentiels pour comprendre la réforme. Des conditions communes peuvent élargir l’accès, mais l’expérience dépend aussi des bénéficiaires admis, de l’évaluation des besoins et du contrôle exercé sur l’assistance quotidienne. La directive de 2023 ouvrait une voie de changement, sans créer un droit individuel universel. [4][3]