Ce que la Cour a annulé
Selon la justice, les dispositions annulées concernaient les locaux, le signalement à la police d’actes supposés entre personnes de même sexe et les relations sexuelles entraînant une maladie mortelle. La majeure partie de la loi restait en vigueur. Human Rights Watch soulignait qu’elle prévoyait toujours de lourdes sanctions, dont la peine de mort dans certaines circonstances. [1]
Les militants demandent l’abrogation
La chercheuse de Human Rights Watch Larissa Kojoué avertissait que les dispositions restantes aggraveraient la stigmatisation et exposeraient les communautés à la violence. Tigere Chagutah, d’Amnesty International, demandait l’abrogation de toute la loi et que les auteurs d’agressions répondent de leurs actes. Les organisations dénonçaient aussi l’infraction très large de promotion de l’homosexualité et ses effets sur le travail de défense des droits humains.
L’accès aux soins
La directrice régionale de l’ONUSIDA Anne Githuku-Shongwe déclarait que la criminalisation entravait l’accès aux services vitaux de santé et de lutte contre le VIH. Elle appelait à « un accès égal aux services de santé sans crainte ». L’ONUSIDA avait présenté un mémoire d’expertise dans la procédure, soumettant à la Cour les conséquences pour la santé publique. [3][1]